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Abandon de l’A45 : passer des discours aux actes

vendredi 19 octobre 2018
Par Karine Guichard

Le Gouvernement par la voix D’Elisabeth BORNE, Ministre des Transports, a annoncé l’abandon officiel du projet de l’A45 le 17 octobre 2018.

Ce projet, véritable serpent de mer très controversé, a durant près de 20 ans, divisé les différents acteurs politiques, citoyens et économiques de la Région.

La question de l’alternative reste néanmoins posée : la saturation de l’A47 impose une option crédible pour offrir des réponses adaptées pour se transporter en toute sécurité et en prenant soin des questions environnementales.

Néanmoins, alors que le projet de loi d’orientation sur les mobilités doit prochainement être présenté en Conseil des Ministres, avec des objectifs forts concernant l’accélération du désenclavement routier des villes moyennes, le renforcement du report modal dans le transport des marchandises, de nombreuses interrogations demeurent, notamment sur certaines questions renvoyées sur des ordonnances ultérieures et les responsabilités confiées aux autorités organisatrices de mobilités.

Les annonces de la Ministre : 400 millions d’€ pour l’amélioration de la relation Lyon / Saint-Etienne pour le rail et la route, le doublement de l’investissement soit 1,8 milliard d’euros pour la Région Auvergne – Rhône-Alpes apparaissent déjà insuffisants au regard des enjeux et de besoins de financement.

Il est urgent que l’État et les pouvoirs publics mettent en œuvre, de manière volontariste sur notre territoire, les recommandations du protocole de Kyoto et les préconisations du dernier rapport du Giec pour limiter la production des gaz à effet de serre et engager une réorientation des flux de voyageurs et de fret, de la route vers les autres modes alternatifs, particulièrement le ferroviaire et le fluvial.

La prise en compte des "coûts externes", c’est-à-dire la somme des coûts induits (pollution atmosphérique, consommation énergétique, accidents, temps perdu…), supportés pour l’essentiel par la collectivité, doit faire partie des choix du Gouvernement.

Pour la CGT, il s’agit à présent d’avancer concrètement pour passer des discours aux actes !

Il y a urgence ! La CGT a élaboré des propositions. Elle est disponible pour contribuer à l’élaboration d’une politique des mobilités pour toutes et tous, fondée sur une complémentarité des transports partir service public ferroviaire et en développant la gratuité des transports urbains.

Lyon, le 18 octobre 2018